413 2°. Que cette commission sait chargée par V. M, de lui fournir dans l'espace d'un mois: a. Un plan de réunion des communautés qui contiendra le mode et la forme sous laquelle elle s'effectuera; le règlement sur le payement des'dettes et sur la translation des propriétés de la communauté dont l'existence doit cesser, et sur les dédommagemens des fonctionnaires dont les fonctions cesseraient par cet événement. b. Un règlement ecclésiastique et rétablissement d'un consistoire et ses attributions, basé sur l'organisation des consistoires français, italiens, west- phaliens, et modifié selon les circonstances locales. Dans ce règlement, la commission tâchera de remédier aux inconvéniens concernant les boucheries, les bains, rinhuniation précipitée, et tout ce qui tend à la santé, la propreté et la civilisation des membres de la communauté à réunir. Que particulièrement ce règlement contiendra les dispositions nécessaires, afin de prescrire aux Israélites collectivement les devoirs qui leur sont imposés par l'acquisition des droits civils, tel qu'il ne soit permis aux Rabbins de célébrer des mariages ou de prononcer des divorces, sans acte civil préalable : qu'ils soient tenus de prêcher l'amour de la patrie et sa défense comme le plus sacré devoir, et en général, tout ce qui a rapport aux institutions de ce genre. 3°. Que la dite commission soit chargée de présenter à V. M. un plan sur les moyens d'ériger une direction speciale pour les pauvres. La commission tâchera d'opérer, par ce plan, que la mendicité cesse, que les vieillards et les infirmes soient alimentés, qu'un honnête travail soit procuré aux indigens en état de travailler, et que des peines soient statuées envers ceux qui s'obsti- nent à ne rien faire pour gagner leur pain. 4°. Que la dite commission soit chargée en outre de faire à V. M. des humbles demandes tendantes afin d'améliorer en général le sort des Israélites et l'éducation de la jeunesse, d'encourager l'émulation parmi eux, de les former et de prendre telles dispositions politiques que les Israélites ne soient plus en butte à des vexations illicites, et jouissent de toutes les prérogatives que la bonté de V. M. et la constitution daignent leur accorder. Tels sont, d'après les faibles lumières du soussigné, les moyens, Sire, qui pourraient consolider leur bonheur et les rendre dignes de vos bienfaits. Pardonnez, Sire, au soussigné d'avoir plaidé avec zèle la cause de l'humanité au pied du trône de la justice; et en vous occupant du sort de cinquante mille de vos sujets, daignez ajouter, s'il se peut, un nouveau titre à l'im- mortalité de votre auguste nom. 273. BILDERDUK AAN DEN KONING, 12 Mei 1808 *) La lenteur ordinaire dans tout ce que je fais ici, joint à l'espèce d'exil dans lequel je vivotai dans Katwyk, m'a destitué du moyen d'offrir plus tôt à V.M. l'épanchement d'un cur loyal et fidèle dans la petite ode 2) que j'ai prié M. Flament de lui présenter de ma part. L'heureux événement qui en fait le sujet, en m'inspirant les sentimens qui s'y trouvent exprimés, a su en imposer 1) A. N., AFiv, 1719. __ uit Leiden. c2) Vreugdezang bij de bevalling der Koningin (Dichtwerken IX, 55; vgl. aldaar bl.493).
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